Caroline Defrance
Chef de projet formation EAP
Sylvie Boët
Formatrice Fédération Wallonie-Bruxelles
Oyez, oyez ! L’École cherche des collaborateurs et des collaboratrices enthousiastes. Pourquoi pas vous ? En devenant formateur ou formatrice interne, vous valorisez votre expertise et vous la partagez avec vos collègues. Les candidatures sont ouvertes sur le site de l’École et via l’intranet du SPW/MFWB.
Au micro des podcasts de l’EAP : Caroline Defrance, cheffe de projet formation EAP, et Sylvie Boët, formatrice interne, s’emparent du sujet. Elles nous parlent connaissances métier, expérience et pédagogie.
Alors, qu’allez-vous apprendre aujourd’hui ?
À apprendre aux autres ! Consultez l’appel et déposez votre candidature pour devenir formateur ou formatrice interne.
Retranscription
Les podcasts de l’EAP.
Bonjour tout le monde et bienvenue sur les podcasts de l’EAP.
J’ai l’honneur aujourd’hui et le plaisir d’aborder une thématique intéressante. Nous allons parler de formation aujourd’hui, et plus spécifiquement de formateurs internes.
Pour cette table ronde, j’invite Caroline Defrance.
Bonjour Caroline.
Bonjour.
Vous êtes coordinatrice à l’EAP et cheffe de projet Formation.
Tout à fait.
Bonjour.
J’invite également Sylvie Bauer.
Bonjour Sylvie.
Bonjour.
Vous êtes formatrice sur les thématiques relationnelles, et plus particulièrement sur la gestion de conflit.
Tout à fait.
Très bien, merci.
Alors pourquoi ce sujet ?
On parle beaucoup de formation. On a beaucoup abordé, notamment dans le bulletin de l’EAP, les types de formations, les soft skills, les marchés publics et bien d’autres sujets.
Et puis, on s’est dit que derrière toutes ces formations, il y a de l’humain, il y a des formateurs, il y a de l’expérience et de l’échange.
On s’est aussi posé la question de pouvoir rendre plus accessible cette activité de formateur interne.
Et dès lors, je voudrais commencer par une distinction.
Il y a plusieurs types de formateurs à l’EAP. On a les formateurs externes et les formateurs internes.
Caroline, est-ce que vous pourriez nous expliquer un peu la différence et comment cela s’organise ?
En fait, comme vous le disiez, on a deux types de formateurs : les externes et les internes.
Les formateurs externes rentrent à l’EAP via des marchés publics. Donc nous lançons des marchés publics auxquels…
…des prestataires de formation ou des formateurs indépendants peuvent répondre.
Nous faisons une sélection, un peu comme lors d’un recrutement.
Finalement, nous sélectionnons les candidats par rapport à nos critères de recherche pour les formations.
Donc nous effectuons une sélection de ces formateurs externes.
D’accord, ce sont donc des personnes qui n’ont rien à voir avec l’administration et qui sont complètement indépendantes.
Après, nous avons les formateurs internes. Moi, je gère le projet des formateurs internes afin de dynamiser ce réseau.
Nous avons plus de 600 formateurs internes.
Là aussi, nous devons procéder à une sélection afin de nous assurer que les compétences, les thématiques et les sujets abordés correspondent bien à ce que nous recherchons.
Nous vérifions donc que le ou les formateurs qui postulent pour devenir formateurs internes répondent aux compétences attendues.
Mais cela veut dire que les profils ne sont pas forcément les mêmes entre les formateurs externes et les formateurs internes.
Vous recherchez des formateurs internes sur des thématiques particulières parce qu’ils sont internes à la base ?
Oui et non.
C’est vrai qu’aujourd’hui…
…on peut même faire des appels simultanés parce que le profil recherché est parfois très spécifique.
Mais c’est vrai que, de plus en plus, on essaie de privilégier l’appel aux formateurs internes.
Pourquoi ?
Parce que cela donne un nouvel élan à une carrière.
Cela permet à une personne de partager son savoir, de mettre ses compétences pédagogiques au service des autres, de partager ses connaissances et d’améliorer les compétences de ses collègues.
Et finalement…
…le formateur interne connaît aussi l’administration.
Il connaît son fonctionnement, ses contraintes, ses avantages et ses particularités.
Tout à fait.
À ce sujet justement, Sylvie, est-ce que vous pouvez nous apporter votre témoignage ?
Vous travaillez dans l’administration, vous êtes formatrice interne.
Qu’est-ce que cela vous apporte concrètement ?
Est-ce que cela donne une meilleure connaissance du terrain, davantage d’épaisseur dans les échanges ?
Tout en sachant qu’il faut quand même une compétence pédagogique.
Oui, quand même.
Je crois qu’il faut effectivement cette compétence pédagogique.
Maintenant, c’est vrai que le fait de…
…connaître le contexte et l’organisation d’une administration aide dans la relation avec les participants.
Je suis dans le pôle de formation relationnelle et je trouve que le fait de pouvoir créer du lien avec les personnes, en connaissant un peu le contexte dans lequel elles travaillent, aide énormément.
Parce que travailler dans le service public et travailler dans le privé, ce n’est pas la même chose.
On n’est pas confronté aux mêmes réalités, aux mêmes contraintes ni aux mêmes ressources.
Et donc, être à l’intérieur de l’organisation aide.
Cela aide à créer du lien entre le formateur et les participants.
Et cela aide aussi à créer du lien entre les participants eux-mêmes.
Bien sûr.
Ils se sentent sans doute plus en confiance et davantage compris.
D’autant plus que vous animez des formations en gestion de conflit.
Oui.
C’est donc important pour eux de se sentir entendus et compris dans les difficultés relationnelles qu’ils peuvent rencontrer au sein de leur administration.
Personnellement, je n’ai encore rencontré que ce cas de figure.
Alors, est-ce que cela crée automatiquement un climat de confiance ? Je ne sais pas.
Mais je pense que cela permet effectivement aux personnes de se sentir comprises.
Maintenant, je peux aussi imaginer l’effet inverse :
« Mais qui es-tu, toi ? Tu n’es pas plus que nous et tu viens nous former ? »
Et là, intervient toute la dimension pédagogique.
Il faut pouvoir expliquer pourquoi, aujourd’hui, je suis à la fois fonctionnaire comme eux et formatrice.
Qu’est-ce que j’ai à partager avec eux ?
C’est un peu là que tout se joue.
C’est très intéressant, effectivement.
Caroline, sur cette question des compétences et de la posture, comment gérez-vous cela dans la sélection mais aussi dans l’accompagnement ?
Nous reviendrons tout à l’heure sur le parcours du formateur interne, mais sur cette question précise de la sélection, comment faites-vous ?
Il faut savoir que jusqu’en 2017, toute personne qui voulait devenir formateur interne pouvait le devenir assez facilement.
Elle en parlait à son responsable hiérarchique pendant son évaluation ou au cours d’une réunion et l’on voyait ensuite comment elle pouvait devenir formatrice interne.
Depuis 2017, cela a été recadré par un arrêté, tant à la Fédération Wallonie-Bruxelles qu’à la Région wallonne, afin de professionnaliser davantage cette fonction.
Parce que c’est une casquette supplémentaire que l’on demande à une personne de la fonction publique.
Comment cela se passe-t-il ?
Nous avons décidé, enfin cela a été décidé dans cet arrêté, de baser la sélection sur les compétences techniques, c’est-à-dire les connaissances liées à la thématique de la formation.
Par exemple, pour la gestion de conflit, il faut avoir des connaissances en gestion de conflit, en communication non violente, en compétences relationnelles, etc.
Mais également des compétences pédagogiques.
Nous évaluons donc à la fois les compétences techniques et les compétences pédagogiques lors de la sélection.
Nous avons un jury composé de trois personnes qui évaluent ces deux dimensions afin de déclarer la personne apte ou non à devenir formateur interne pour une formation donnée.
Très bien.
Je me souviens aussi que c’est une question qui est abordée lors des auditions.
Comment allez-vous vous positionner par rapport à votre public ?
Y voyez-vous des avantages mais aussi des inconvénients ?
Oui, effectivement. Lors des auditions, ces questions sont posées.
Et justement, Sylvie, qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir formatrice interne ?
Un jour, vous vous êtes levée en vous disant : « Tiens, il fait gris aujourd’hui, j’ai envie de nouveauté dans ma vie, je vais devenir formatrice interne » ?
C’était quoi votre défi ?
Alors, je vais d’abord répondre à la question de savoir comment c’est arrivé.
J’étais devant mon ordinateur et j’ai vu le mail qui annonçait un appel à candidatures pour devenir formatrice interne.
J’ai regardé les thématiques proposées.
Il y avait une thématique en communication, une en management, une en conduite de réunion. À ce moment-là, il n’y avait pas encore le pôle relationnel.
Je me suis dit : « Mais moi, je sais faire cela. C’est ce que je fais tous les jours dans mon métier. »
En tant qu’agente des équipes mobiles, je me suis dit qu’en plus, l’EAP m’avait permis de bénéficier de nombreuses formations.
Grâce à l’EAP, grâce à la fonction publique, j’ai pu…
…augmenter mon bagage de connaissances et développer mes compétences.
Pourquoi ne pas aujourd’hui partager avec d’autres ce que j’ai moi-même reçu ?
C’est ça.
Une forme de don et de contre-don.
Voilà.
J’ai reçu et maintenant je peux transmettre.
Et puis, donner des formations faisait déjà partie de mes pratiques professionnelles, mais dans un secteur très spécifique qui est celui de l’enseignement.
Découvrir un nouveau public m’a paru intéressant.
Sortir un peu des sentiers habituels…
…et faire la même chose ailleurs et autrement, j’ai trouvé cela vraiment intéressant.
Personnellement aussi, cela me permettait d’augmenter mes ressources.
C’est cela.
Au fond, ce qui est intéressant, c’est qu’au-delà de l’acquisition des compétences, comme vous le disiez, il y a une réelle gratification.
On a professionnalisé et formalisé le dispositif, mais cela reste une évolution de carrière particulièrement intéressante.
Caroline, quels sont les retours que vous recevez des formateurs internes ?
En fait, comme le nouveau processus de sélection est relativement récent, nous n’avons réalisé que deux appels jusqu’à présent, en 2017 et en 2018.
Peut-être pour préciser comment cela se déroule.
Nous lançons d’abord un appel à formateurs internes pour certaines formations spécifiques.
Comme Sylvie l’a expliqué, les candidats envoient leur candidature.
Ensuite, un jury est constitué.
Le jury est composé de trois personnes.
Les candidats sélectionnés sur la base de leur CV et de leur expérience liée à la thématique viennent passer un entretien devant ce jury.
Puis viennent les étapes administratives de validation : comité de direction, collège scientifique, etc.
Une fois ces validations obtenues, ils intègrent le pool des formateurs internes.
Mais intégrer le pool ne signifie pas nécessairement devenir immédiatement formateur.
En effet, il s’agit d’une réserve.
Nous avons plus de 600 formateurs internes mais ils ne donnent pas tous des formations chaque année.
Nous programmons les formations en fonction des demandes et des disponibilités des personnes.
Sachant qu’un formateur interne peut consacrer au maximum 10 % de son temps de travail à la formation.
D’accord.
Cela représente donc une vingtaine de jours de formation par an.
Ce qui est déjà considérable.
Et il y a effectivement une gratification financière.
Mais nous développons également une offre de formations pédagogiques destinée à renforcer les compétences des formateurs internes.
Comme je l’expliquais, il y a eu l’arrêté et le processus d’appel, mais ce n’est qu’une partie du projet.
Depuis 2017, l’arrêté a permis de professionnaliser davantage la fonction de formateur interne.
En parallèle, l’EAP a décidé de faire des formateurs internes un projet stratégique.
C’est dans ce cadre que je coordonne aujourd’hui ce projet.
Il comprend notamment la sélection des formateurs internes et la professionnalisation du parcours du formateur interne.
À côté de cela, nous avons également un deuxième axe stratégique : développer les compétences des formateurs internes.
Aujourd’hui, lorsqu’un formateur interne rejoint le pool, il a accès à une formation de base de formateur.
Mais beaucoup de personnes disposent déjà d’une expérience pédagogique préalable.
Elles n’ont donc pas toujours besoin de cette formation de base.
L’idée est alors de développer d’autres compétences pédagogiques plus spécifiques.
Par exemple, parmi les formations que nous souhaitons développer, il y a l’animation de grands groupes.
Nous avons en effet des formateurs internes qui interviennent dans les formations d’accession de niveau.
Parfois, ils ont devant eux jusqu’à soixante participants.
L’enjeu est donc de leur fournir des techniques d’animation adaptées à ces grands groupes.
Notre objectif reste de dynamiser les formations, de les rendre interactives et participatives afin que le participant soit véritablement acteur de son évolution professionnelle.
Nous souhaitons également développer…
…tout ce qui touche à la neuropédagogie.
L’idée est de développer des outils permettant d’améliorer l’apprentissage, l’attention et la mémorisation des contenus vus en formation afin qu’ils puissent être réutilisés dans le travail quotidien.
Nous avons également lancé fin 2018 un autre dispositif qui sera développé davantage en 2019 : tout ce qui concerne les outils ludopédagogiques.
Comment développer des outils ludopédagogiques au sein des formations ?
L’objectif est de rendre les formations plus actives, plus ludiques, d’améliorer la participation des apprenants ainsi que leur motivation et leur plaisir d’apprendre.
Ce sont d’ailleurs des notions relativement récentes dans le monde de la formation.
Tout cela fait écho à la vision globale de l’EAP en matière d’apprentissage.
Au fond, vous proposez à vos formateurs ce qu’ils vont eux-mêmes transmettre ensuite aux participants.
Vous avez donc réorganisé et consolidé toute cette offre.
C’est passionnant.
Et du coup, Sylvie, avant même l’ensemble de ces dispositifs complémentaires, quels sont selon vous les atouts qu’il faut posséder lorsqu’on voit un appel à candidatures et qu’on se dit :
« Oui, je peux me lancer comme formatrice interne » ?
Quels sont ces atouts ?
Avoir confiance dans les connaissances que l’on possède déjà sur le sujet.
Avoir confiance dans ses compétences pédagogiques.
Et puis avoir suffisamment confiance en soi pour se tenir devant un groupe.
Cela me paraît particulièrement important.
Et puis, la chose qui me stimule par-dessus tout, c’est…
…la dimension relationnelle.
J’aime être en lien avec les personnes qui participent à la formation.
Quand je suis formatrice, certes je transmets des contenus, mais je trouve aussi extrêmement intéressant et stimulant de valoriser les ressources qui existent déjà chez les participants.
Je démarre toujours avec cette idée-là.
La dernière formation que j’ai donnée était vraiment très chouette parce qu’à l’intérieur du groupe, les participants se sont tous échangé leurs adresses électroniques.
Ils avaient envie de rester en contact.
C’est aussi cela, être formatrice interne : permettre aux personnes de se connaître.
Finalement, elles appartiennent à peu près à la même maison.
C’est une très grande maison, certes, mais cela reste une maison.
On développe ainsi une meilleure connaissance humaine les uns des autres et cela facilite la création de réseaux.
L’autre jour, c’était assez amusant.
J’étais à la cafétéria du ministère et une participante est venue me voir en me disant :
« Ah, mais vous êtes ici ! »
Elle n’avait presque pas réalisé que j’étais moi aussi agente de l’administration.
Je lui ai répondu :
« Eh bien oui, je travaille ici comme vous et je suis formatrice interne. »
Ce sont de petits à-côtés qui rendent l’expérience particulièrement agréable.
Et puis cela resserre aussi les liens dans la maison.
Oui, je crois que c’est une belle opportunité.
Vous êtes dans les thématiques relationnelles, donc cela vous parle particulièrement.
Oui, forcément, je viens avec cette sensibilité-là.
Pour terminer, je voudrais qu’on éclaircisse encore une chose : comment l’EAP accompagne-t-elle les formateurs ?
Vous expliquiez que vous avez consolidé le dispositif, qu’il existe désormais des formations complémentaires en plus de la formation de base.
Si je ne me trompe pas, il y a donc cette formation de base, mais aussi des ateliers et des formations spécifiques sur la ludopédagogie ou l’animation de grands groupes.
Est-ce obligatoire ?
Y a-t-il un cahier des charges ?
Comment cela se passe-t-il concrètement ?
Alors, il faut distinguer les formations et les ateliers.
Les trois dispositifs dont je viens de parler, à savoir la ludopédagogie, la neuropédagogie et l’animation de grands groupes, sont bien des formations.
Enfin, elles vont devenir des formations.
Pour l’instant, nous les avons d’abord proposées sous forme d’ateliers.
Nous avons organisé une journée d’ateliers au cours de laquelle ces trois thématiques ont été présentées aux formateurs internes.
Cela correspond au troisième axe du projet consacré aux formateurs internes à l’EAP.
Au-delà de la professionnalisation de la fonction et du développement des compétences, il s’agit aussi d’animer le réseau des formateurs.
Et cette animation du réseau se réalise notamment à travers des ateliers.
Donc ici, nous sommes davantage dans la création de liens et dans la dynamique de réseau.
Exactement.
Tandis que la formation est davantage centrée sur la transmission de compétences.
Le 20 novembre, nous avons organisé la première Journée des Ateliers de l’EAP.
Durant toute la journée, nous avons accueilli quarante-cinq formateurs internes.
Six ateliers étaient organisés et chaque participant pouvait en suivre deux : un le matin et un l’après-midi.
Ces ateliers reposaient sur des méthodes d’animation très participatives.
Le 20 novembre, nous avons notamment abordé les trois thèmes qui deviendront des formations en 2019.
Mais nous avons aussi proposé un atelier d’improvisation, un atelier sur la gestion du trac et un atelier consacré à la gestion des énergies, c’est-à-dire l’énergie du formateur et celle du groupe.
Ces trois ateliers étaient davantage centrés sur le développement personnel du formateur que sur ses compétences pédagogiques.
C’était très intéressant également de voir les formateurs dans une posture d’apprenants.
Et cela permet aussi de créer du réseau, de dynamiser les échanges et les pratiques.
Cela permet aux formateurs de mieux connaître l’EAP, mais aussi de mieux se connaître entre eux, d’échanger leurs expériences et leurs pratiques.
Nous avons organisé cette première journée le 20 novembre avec l’objectif de proposer ensuite trois ateliers en 2019.
Il ne s’agira plus nécessairement d’une journée entière, mais plutôt de modules de deux heures ou d’une demi-journée.
Chaque chef de projet Formation organisera alors des ateliers avec les formateurs de sa cellule.
Nous avons aujourd’hui quatre cellules à l’EAP : la cellule Carrière, la cellule Métiers, la cellule Sécurité-Santé-Bien-être et la cellule Management.
Nous allons donc organiser différents ateliers spécifiques à chacune de ces cellules.
L’idée est d’être davantage centré sur les besoins propres aux formateurs du domaine concerné.
Il s’agira d’ateliers d’une demi-journée maximum.
Il y en aura trois en 2019.
Et nous aimerions également organiser à nouveau une journée complète en fin d’année, sur le modèle de celle de 2018.
Nous espérons même pouvoir en augmenter la portée et accueillir davantage de participants.
Ce fut un véritable succès et les évaluations ont été extrêmement positives.
L’événement s’est déroulé dans un climat de bienveillance et d’enthousiasme, tant pour l’équipe organisatrice de l’EAP que pour les formateurs participants.
Nous espérons vraiment pouvoir poursuivre dans cette voie.
C’est passionnant en tout cas.
Oui, et j’ajouterais qu’au niveau pédagogique également, on n’est jamais seul.
Quand on rejoint une cellule, on n’est pas livré à soi-même avec le contenu.
Je vais prendre l’exemple de la gestion de conflit.
Nous sommes une équipe de quatre personnes et nous avons complètement refondu le syllabus ensemble.
Nous avons reconstruit les contenus collectivement et nous avons également mis en place des moments d’intervision.
Nous pouvons ainsi débriefer les formations que nous avons données et nous appuyer les uns sur les autres.
C’est une dynamique particulièrement intéressante et soutenante pour le formateur.
Oui, et en termes de compétences aussi, cela constitue un cadre exceptionnel.
D’ailleurs, de nombreux formateurs externes ne bénéficient pas nécessairement d’un tel environnement.
Lorsqu’on entend tout cela, on se dit que les formateurs internes disposent effectivement de nombreux outils, de beaucoup d’accompagnement et d’un réseau solide.
Un grand merci à vous deux pour votre participation.
C’était passionnant.
Merci beaucoup.
Merci.