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#JyÉtais – 4e Journée de l’Enseignement à l’ULB

#JyÉtais - 4e Journée de l’Enseignement à l’ULB

#JyÉtais – 4e Journée de l’Enseignement à l’ULB

Les collaborateur.ice.s de l’EAP, aussi, en apprennent tous les jours ! Conférence, événement, colloque : nous y étions et voici ce que nous en retenons !

Les Journées annuelles de l’Enseignement visent à faire connaître et à promouvoir les innovations pédagogiques mises en place à l’ULB pour mettre à l’honneur une série de dispositifs pédagogiques originaux créés en son sein. La 4e journée de l’Enseignement s’est tenue à Bruxelles ce 24 Mai 2019 : l’EAP y était !

Après ouverture de la journée par Nathalie Vaeck, Vice-Rectrice à l’Enseignement, aux apprentissages et à la qualité, Amaury Daele, professeur à la Haute Ecole Pédagogique du Canton de Vaud Lausanne a tenu une conférence intitulée « Le Scholarship of Teaching and Learning (SoTL), ou comment faire de son enseignement un objet de recherche ? »

Anne Rysenaer

Anne Rysenaer

Cheffe de projets nouvelles pédagogies à l'EAP

5 choses que j’ai apprises

L’enseignement universitaire est en plein changement de paradigme

Dans un contexte où les enseignements universitaires sont dispensés par des chercheurs-experts centrés sur la transmission de savoirs, l’Université libre de Bruxelles se questionne :

  • Comment se recentrer sur l’apprentissage et ses effets ?
  • Comment développer les compétences pédagogiques des formateurs ?

Les 3 grandes idées du courant anglo-saxon pour améliorer l’enseignement universitaire

  1. La nécessaire prise de recul du formateur sur sa pratique grâce à une démarche réflexive visant à passer de la “réflexion dans l’action” (à chaud) à la “réflexion sur l’action” (à froid). En d’autres termes: Comment ai-je moi-même appris ?
  2. L’utilisation des compétences d’expert du formateur pour examiner sa propre pratique :
    Quel est le contexte des apprenants ?
    Quelles sont leurs expériences d’apprentissages ?
    Comment les apprenants apprennent-ils ?
    Quel est leur processus d’apprentissage ?
    Quel est l’impact de la formation ?
    Qu’ont-ils appris réellement (au-delà d’avoir passé un bon moment ?)
    Qu’auront-ils retenu dans deux ans?
  3. La nécessité de partager les « bonnes idées » issues de pratiques individuelles pour produire des savoirs généralisables (portage) à travers des journées, des midis pédagogiques, des communications dans des colloques (tels que l’association internationale de pédagogie universitaire,…)

Il faut valoriser ou revaloriser la fonction de formateur

  • Les experts-formateurs sont « multicasquettes » : la formation est pour eux une action en plus du reste avec finalement peu d’accompagnement ou de dialogue en équipe autour de cette pratique.
  • Comment cadrer des groupes de plus en plus grands dans un contexte où la qualité et le « rendre compte » sont institutionnalisés ?

Un processus d’apprentissage efficace est séquencé en 3 étapes : action – appropriation – réflexion

  • Par l’action, le formateur crée des interactions avec et entre apprenants.
  • La phase d’appropriation est celle où l’apprenant garde, par essais-erreurs, ce qui lui est utile (à noter que ce choix / processus se réalise souvent intuitivement ou inconsciemment).
  • Par la réflexion (compétence de « métacognition »), les apprenants prennent conscience de leurs stratégies d’apprentissage ce qui les rend davantage autonomes et à même de se responsabiliser.

Un outil bien pratique : « le 180 secondes » !

Ou comment présenter, en trois minutes, un exposé de vulgarisation en français, clair, concis et convaincant sur un sujet. Le tout avec l’appui d’une seule diapositive ! Issu des concours de présentation de thèse de doctorat, cet outil a l’immense avantage de susciter l’intérêt et la curiosité de l’auditoire en donnant un maximum d’informations claires en un minimum de temps. Il maintient également l’attention des participants de par le challenge qu’il représente pour le formateur. Une idée à tester pour vos conférences ou formations en grands groupes.

Le point de vue de l’EAP​

La réalité d’une université n’est pas si éloignée de celle de l’EAP en matière de formation :

  • Les chercheurs et les experts de l’administration exercent tous deux leurs activités de formation en plus de leur fonction principale. Cette seconde casquette n’est pas toujours suffisamment valorisée dans un contexte de pression à l’efficience et à l’efficacité ;
  • Des réflexions sont menées de part et d’autre en vue de recentrer les formations sur l’apprentissage et ses effets sur les apprenants ainsi que sur les compétences des formateurs ;
  • Chacune mène des réflexions sur les outils, méthodes et activités favorisant la responsabilisation et l’autonomie des apprenants, notamment dans le cadre des formations en « grands groupes ».

Suite à cette journée, l’EAP entend multiplier ses interactions avec ses collègues pédagogues au sein des universités du pays et créer un réseau de pairs lui permettant d’asseoir son expertise. Son objectif : accompagner au mieux ses formateurs dans leur mission de pédagogue tout en prenant en compte leurs contraintes.

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