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De l’expertise à la transmission : les compétences clés des formateur·rice·s internes

De l’expertise à la transmission : les compétences clés des formateur·rice·s internes
Deux fois par an, l’EAP lance un appel à candidature pour rejoindre le pool des formateur·rice·s internes. Mais être expert·e dans son domaine ne suffit pas à faire de soi un·e bon·ne formateur·rice.

Vous aimez les défis ? En voilà un : contribuer au développement professionnel de vos collègues et, en même temps, piloter votre propre montée en compétences. En devenant formateur ou formatrice interne, c’est possible : vous favorisez le partage de connaissances et l’intelligence collective tout en vivant une expérience personnelle qui vous enrichit et vous motive.

Avez-vous les compétences requises, comment se passe la mise en route et l’accompagnement, quelles sont les attentes ? Pour répondre à ces questions, nous avons rencontré Claire VIROUX (cheffe de projet formation et compétences) et Charlotte DENIS (cheffe de projet formation en charge des appels aux formateurs et formatrices internes).

Des compétences pédagogiques au cœur du rôle de formateur·rice

Pas moins de 100 formateur·rice·s internes se consacrent à former les 34.000 collaborateurs et collaboratrices de nos administrations. Cette opportunité est ouverte à tous et toutes — aux services publics wallons et de la Communauté française, aux OIP/UAP, sous réserve de remplir certains critères de sélection. Mais comment le devenir ?

La première condition pour devenir formateur·rice interne est évidemment de disposer d’une expertise dans une matière ou un domaine (min 6 années d’expérience ou un diplôme pertinent). Ceci dit, connaître un sujet et savoir le transmettre sont deux choses différentes. En plus d’une expertise matière, une série de compétences sont requises : pour assurer l’animation de formations mais aussi leur préparation en amont et leur amélioration en aval.

Donner formation pour l’EAP recouvre de multiples activités que l’on peut classer en 5 étapes successives selon la méthode ADDIE : analyse, design, développement, implémentation, évaluation. Parmi les activités types des formateur·rices, citons par exemple :

  •       Définir le programme et sélectionner le contenu d’une formation
  •       Imaginer des activités pédagogiques diversifiées
  •       Rédiger des supports structurés
  •       Planifier sa formation et la décrire dans un scénario
  •       Prendre la parole devant un public et vulgariser des concepts
  •       Gérer les interactions d’un groupe
  •       Accompagner les personnes dans leurs apprentissages
  •       Analyser les retours des participants et identifier des pistes d’amélioration

Pour clarifier les aptitudes requises, l’EAP s’est appuyée sur le modèle de compétences de l’administration fédérale qui permet de créer des profils de compétences cohérents et structurés.

Le profil comprend trois catégories de compétences : les compétences comportementales, les compétences pédagogiques et les compétences numériques.

Les compétences comportementales sont issues du dictionnaire de compétences du BOSA. Dans le cadre de la sélection des formateur·rices internes, l’EAP a choisi de mettre le focus sur deux d’entre elles  : communiquer et penser de manière critique.

Les compétences numériques proviennent pour leur part du référentiel européen DigCompEdu. Toutefois, l’EAP n’attend pas que chaque formateur·rice en maîtrise tous les aspects. Les compétences numériques ne sont d’ailleurs pas évaluées lors de la sélection.

Ce sont es compétences pédagogiques qui sont au cœur de la mission de formation et dès lors au centre du processus de sélection. La liste des compétences attendues figure dans l’appel à candidature. Cette approche permet surtout de rendre les attentes plus transparentes : les candidat·e·s savent davantage ce qui est recherché et sur quels éléments leur candidature sera évaluée.

L’objectif n’est pas de demander aux candidat·e·s d’être ultra compétent·e·s dans tous les domaines dès le début. Certaines compétences sont considérées comme indispensables pour candidater, tandis que d’autres peuvent être développées progressivement.

Se former pour devenir un·e meilleur·e formateur·rice

Devenir formateur·rice interne est un défi formidable et, avec l’EAP, vous avez toutes les cartes en mains pour le relever sereinement, à votre rythme. Nous vous accompagnons, étape par étape, dans votre montée en compétences pédagogiques : avec nos formations dédiées, mais aussi nos événements engagés comme L’écolab, notre évaluation annuelle et de nombreux moments de suivi. De quoi transformer votre parcours en expérience riche de sens.

L’animation d’une formation n’est qu’une partie du rôle : il faut également préparer, rédiger, actualiser ses connaissances, s’informer, expérimenter de nouvelles approches et évaluer sa pratique.

Le parcours ne s’arrête donc pas à la sélection. L’EAP propose une offre de développement dédiée aux formateur·rice·s internes tout au long de leur vie de pédagogue : neuropédagogie, intelligence artificielle dans la formation…

Des formations pédagogiques sont également accessibles grâce au partenariat avec FormaForm, un partenaire public qui soutient les professionnels et professionnelles de la formation. Les formateur·rices internes peuvent trouver leurs formations dans le catalogue EAP.

Autrement dit, on ne devient pas formateur·rice interne « prêt·e à l’emploi » : on le devient et on progresse tout au long de son parcours. Les formateur·rice·s peuvent, par ailleurs, bénéficier d’un accompagnement et de coaching de la part des chef·fe·s de projet formation. Bref, ils et elles ne sont pas seul·e·s.

Et si c’était le bon moment pour répondre à l’appel ?

Le profil de compétences sert aussi à faire évoluer la manière dont l’EAP recrute et accompagne ses formateur·rice·s internes.

À chaque appel à candidature, la méthodologie est affinée et les attentes peuvent évoluer en fonction des besoins. Il est donc utile de consulter les annonces de nos appels pour découvrir les domaines recherchés, mais aussi les compétences attendues.

Et si vous avez déjà candidaté sans être retenu·e, rien ne vous empêche de tenter à nouveau votre chance. Une nouvelle expérience professionnelle, un changement de fonction ou des compétences développées entre-temps peuvent modifier votre profil. Un refus hier ne préjuge pas du résultat aujourd’hui.

Terminons en disant qu’au-delà de la transmission d’une expertise, l’expérience de formateur·rice interne permet de développer des compétences utiles dans de nombreux contextes professionnels : communiquer, accompagner, structurer une information, s’adapter à différents publics ou encore prendre la parole avec aisance. Cela peut servir ! Serait-ce maintenant votre moment pour contribuer au développement des compétences de vos collègues ?

Alors, qu’allez-vous apprendre aujourd’hui ?

Notre prochain appel à formateur·rice·s internes est fixé au 30 septembre. Les candidatures seront ouvertes jusqu’au 21 octobre. Retrouvez dans notre appel toutes les informations sur les conditions, les compétences recherchées et la procédure pour poser votre candidature.

L’École d'administration publique (EAP) a été créée en 2012 pour former le personnel des administrations de la Région Wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles et leurs OIP. Son objectif est d'améliorer les compétences des collaborateurs, tout en favorisant les échanges d'expériences inter-administrations.