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Les 7 bonnes attitudes d’un animateur facilitateur

Les 7 bonnes attitudes d'un animateur facilitateur

Les 7 bonnes attitudes d’un animateur facilitateur

Le leadership collaboratif est devenu un must pour la réussite de l’organisation. Pour insuffler cette dynamique collective : l’animateur facilitateur. Plus qu’un rôle, c’est une posture et même un métier. À quoi sert-il ?

L’animateur-facilitateur est spécialisé dans la dynamique de groupe. Il a le don de créer les conditions nécessaires à l’émergence de l’intelligence collective, source de créativité et d’innovation. Comment ? En créant un espace d’ouverture et de confiance qui encourage les échanges entre les participant.e.s. S’il maîtrise les outils collaboratifs et les pratiques innovantes (co-développement, jeux Thiagi et autres “icebreakers”), il doit avant tout incarner une posture alliant neutralité et bienveillance. Plus facile à dire qu’à faire. Mais, et tant mieux, cela se travaille.

Un animateur facilitateur, ça sert à quoi ?

Une définition : « L’animateur-facilitateur est une personne experte des interactions et dynamique de groupe. Il anime des ateliers, des réunions, des sessions de travail et et des formations, en vue d’atteindre un objectif précis ».

C’est souvent un rôle attribué à une membre d’une organisation lors d’une réunion. C’est aussi et surtout un métier.

  • Un rôle ? Dans une réunion, si vous devez tenir le rôle d’animateur-facilitateur sera donc plutôt quelqu’un qui aidera les participants à aboutir à une solution, avec un regard externe. On ne peut pas être animateur-facilitateur et en même temps participant ou décideur.
  • Un métier ? Au-delà des réunions d’équipe, la facilitation en entreprise devient aujourd’hui un véritable métier. Un exemple d’intervention de facilitateur : aider des décideurs d’entreprise à définir leur vision; accompagner le changement dans une organisation ou un service; aider une équipe à se sortir d’un problème bloquant.

7 bonnes attitudes d’un facilitateur ou d’une facilitatrice

La personne en charge de ce rôle d’animateur-facilitateur ou animatrice-facilitatrice se doit d’être :

  1. Neutre : il fait abstraction de sa représentation du monde, ses clichés, ses références culturelles (genrées, religieuses…).
  2. Humble : il ne joue pas au monsieur ou à la madame « je sais tout ». Il doit savoir cacher ce qu’il pense être la solution et se plie à ce que le groupe propose.
  3. A l’écoute: le facilitateur maîtrise l’écoute active. Il pose des questions ouvertes.
  4. Bienveillant : il fixe le cadre pour que l’écoute active soit appliquée par tous. Il veille au non jugement de valeur. Chaque parole et personne est respectée.
  5. Connecteur : il fait des liens, fait circuler la parole.
  6. Ambitieux : le facilitateur doit faire comprendre aux participants qu’ils ne sont pas là pour observer passivement. Pour qu’une vraie solution soit mise en place et perdure, le facilitateur va tout faire pour que le fond du problème soit exploré.
  7. Créatif : il connaît des techniques d’animation et peut même parfois en improviser. Le jeu, l’aspect ludique, même si certains trouvent cela ridicule, sert à ouvrir nos connections, à penser « hors du cadre » (ou « out of the box » comme on l’entend souvent).

« Un bon facilitateur  crée un climat favorable à l’émergence de l’intelligence collective et la collaboration à travers sa posture et ses techniques d’animation. Il  sait s’adapter à son groupe, dans l’ici et maintenant, quitte à ajuster son programme. Il traite les participants sans jugement ni complaisance afin de tendre vers l’objectif fixé. »
Anne RYSNAER, cheffe de projets – nouvelles pédagogies

Ce qu’un facilitateur n’est pas

  • un psy qui va vous soigner : il ne va pas ni résoudre les problèmes individuels des membres du groupe ni rentrer dans une thérapie systémique. Par contre, il sait réagir face à une situation en réunion qui fait naître chez l’un ou l’autre un trop plein d’émotions.
  • un coach qui va vous épauler au quotidien : il ne va pas vous pousser à aller dans une direction. Par contre, il va vous pousser à trouver cette direction, à faire émerger les idées. Il ne s’occupe pas de leur mise en place. Mais fait tout pour.
  • un subordonné qui va faire le travail à votre place : il ne va pas résoudre le problème pour vous ni offrir des solutions opérationnelles.
  • un chef qui va vous contrôler sur vos résultats : il ne va pas vous juger, vous critiquer ou vérifier que vous exécutez ce qui a été décidé.
  • une personne qui va vous faciliter les choses : oui il va vous aider à trouver des solutions, c’est le but. Bien que toujours positif, il ne sera pas complaisant. Faire émerger les solutions et les en place vous demandera des efforts.

Être un bon facilitateur, inné ou acquis ?

Être un bon facilitateur, c’est inné. Mais la fibre seule ne suffit pas. C’est une posture qui se développe. C’est pourquoi l’EAP forme en priorité ses propres formateurs et formatrices internes à cette posture d’animateur/facilitateur.

La formation de l’EAP est avant tout basée sur l’expérience. Car une bonne facilitation, c’est avant tout un.e animateur.rice qui s’appuie sur son vécu, ses connaissances et sa capacité d’écoute pour s’adapter à son groupe.

Ensuite, vous apprendrez à choisir ou à créer des techniques d’animation en fonction du problème à résoudre et découvrirez des trucs et astuces éprouvés par d’autres facilitateurs.

Alors, qu’allez-vous apprendre aujourd’hui ?

Vous vous sentez l’âme d’un.e facilitat.eur.rice ? Ou vous pensez avoir besoin de monter en compétences pour mieux animer vos groupes ? Notre formation Formateurs internes – Animateur / facilitateur développe votre posture et vous prépare à animer des communautés de pratique.

L’École d'administration publique (EAP) a été créée en 2012 pour former le personnel des administrations de la Région Wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles et leurs OIP. Son objectif est d'améliorer les compétences des collaborateurs, tout en favorisant les échanges d'expériences inter-administrations.

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